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L’Ukraine “a besoin de nouveaux leaders”: Toute l’actualité sur liberte-algerie.com


“L’Ukraine a besoin de nouveaux leaders politiques”, a déclaré, hier, l’ex-député ukrainien Ievgueniï Mouraïev cité par Londres comme un dirigeant potentiel que Moscou chercherait à “installer à Kiev”. “L’Ukraine a besoin de nouveaux politiciens dont la politique sera basée sur les principes des intérêts nationaux de l’Ukraine et du peuple ukrainien”, a écrit M. Mouraïev sur sa page Facebook. “Le peuple ukrainien a besoin (…) de nouveaux leaders politiques”, a-t-il insisté. “Le temps des politiciens pro-occidentaux et prorusses, c’est fini, arrêtez de nous diviser en prorusses et pro-occidentaux”, a encore lancé cet homme de 45 ans, connu pour des prises de position pro-Moscou, mais qui cherche à se présenter comme indépendant.

Le Royaume-Uni a accusé, samedi, la Russie de chercher à installer un dirigeant prorusse à Kiev, en citant M. Mouraïev comme candidat potentiel, et d’envisager d’occuper l’Ukraine, au lendemain de pourparlers américano-russes qui semblaient avoir amorcé une détente. Les États-Unis ont qualifié ces accusations de profondément préoccupantes alors que la Russie les a dénoncées comme d’ “absurdités”. Les autorités ukrainiennes n’ont fait aucun commentaire à ce sujet. M. Mouraïev accuse les autorités pro-occidentales actuelles d’agir sous la tutelle de l’Occident et dit s’opposer à l’adhésion de l’Ukraine tant à l’Otan qu’au sein de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) menée par Moscou. À la tête du parti “Nachi” (“nos” en ukrainien), il figure parmi les 10 hommes politiques les plus populaires du pays, crédité de jusqu’à 6,5% des suffrages à la présidentielle, loin derrière le chef de l’État actuel Volodymyr Zelensky (27%), selon un sondage publié en décembre.

En décembre 2018, la Russie avait imposé des sanctions économiques contre plusieurs hommes politiques prorusses ukrainiens, dont M. Mouraïev. Il est considéré comme le propriétaire de facto d’une télévision ukrainienne Nach (notre) que les autorités tentent de fermer l’accusant d’inciter à la haine et de diffuser de la propagande russe. La Russie est accusée par les Occidentaux d’avoir massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne et de préparer une invasion de son voisin. Le Kremlin dément toute intention belliqueuse, mais lie une désescalade à des traités garantissant notamment le non-élargissement de l’Otan, en particulier à l’Ukraine. 

 

 

AFP





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