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Coup d’État au Burkina Faso: Toute l’actualité sur liberte-algerie.com


La mutinerie des militaires au Burkina Faso pour réclamer plus de moyens et d’effectifs pour mener à bien la lutte antiterroriste s’est transformée en coup d’État. Le Président, le président du Parlement et des ministres ont été arrêtés, hier, et emmenés dans une caserne de la capitale.

L’espoir suscité par l’élection de Roch Marc Christian Kaboré à la tête du Burkina Faso en 2015 s’est tout au long de son règne estompé, laissant place au doute quant à l’efficacité de sa politique sécuritaire qui n’a finalement eu aucun effet sur le pays livré aux attaques terroristes. Particulièrement ces deux dernières années, avec les massacres qui se sont amplifiés. Et c’est naturellement à lui que s’en sont pris les soldats mutins en procédant à son arrestation hier. 

Les attentats terroristes ont provoqué l’exode de 1,5 million de familles dans le nord du pays. En 2021, les massacres comme ceux du village de Solhan en juin 2021 au cours duquel au moins 132 civils sont tués, ou d’Inata mi-novembre de la même année quand 57 personnes meurent, dont 53 gendarmes, ont provoqué une grande colère de la population qui est descendue dans la rue pour dénoncer “l’impuissance” du pouvoir, des manifestations le plus souvent réprimées par la police. Dimanche, malgré les coups de feu tirés dans plusieurs casernes, rien ne présageait cette tournure des événements, surtout que les soldats mutins ont réclamé des moyens, plus d’effectifs et le départ des responsables de l’armée. 

Des soldats encagoulés ont pris position hier devant le siège de la radio télévision. Tout au long de la journée de dimanche, des manifestants ont apporté leur soutien aux mutins et ont dressé des barrages de fortune dans plusieurs avenues de la capitale, avant d’être dispersés par la police, ont constaté des journalistes de l’AFP. Dimanche soir, le président Kaboré avait décrété “jusqu’à nouvel ordre” un couvre-feu de 20h à 5h30 (locales et GMT) et le gouvernement annoncé la fermeture des écoles lundi et mardi. 

Par ailleurs, une source gouvernementale a confirmé à l’AFP que des discussions infructueuses ont eu lieu entre leurs représentants et le ministre de la Défense, le général Barthélémy Simporé. C’est l’issue de ces discussions qui semble avoir motivé les soldats à durcir leur mouvement et à arrêter le président et d’autres responsables politiques. Cela d’autant que la population apporte son soutien aux soldats mutins à travers les manifestations, dimanche, qui ont été réprimées par la police.

Des manifestants ont pris pour cible le siège du parti au pouvoir et l’ont incendié. C’est le troisième coup d’État en quelques mois en Afrique. En Guinée-Bissau, au Mali et maintenant au Burkina Faso, pays déjà fragilisé par sa situation sécuritaire qui s’est gravement détériorée. La Cédéao a infligé de sévères sanctions au Mali, des sanctions soutenues par l’Union africaine. 

 


D. B./AFP





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